Après la publication de mon premier roman La Danse de l’esquive, après l’écriture d’un premier roman jeunesse (refusé) puis d’un deuxième roman adulte (refusé), l’écriture de plusieurs nouvelles (certaines publiées, parfois appréciées parfois démolies par des « critiques »), après l’écriture d’autres histoires jeunesse, d’un roman pour les ados, d’un projet d’édition de trois romans coulées à cause d’un conflit sur le contrat d’édition, d’ateliers d’écriture, de travail sur des nouvelles, de nombreux débuts de romans (brefs ou moyen), du travail sur un autre qui devrait être publié dans les prochaines semaines…
Berf, après (et pendant) beaucoup d’écriture, de projets, d’espoir et de rejets, j’ai ralenti mon écriture. J’avais l’impression de marcher dans un sable mou, qui tentait d’avaler chacun de mes pas, sous un soleil de plomb qui faisait fondre ma chair et tentait de ramener mes os en poussières.
J’ai croisé des oasis en chemin. La route fut longue et pénible, mais je n’ai jamais arrêté de marcher. Me voilà au bout, de retour à la végétation, aux montagnes de roches et aux cours d’eau. J’ai trouvé un bateau et je me suis mise à voguer sur cette rivière, celle où l’on retrouve de si nombreuses îles. Une ile, une idée, un projet. Je papillonne. Je voudrais visiter à fond toutes ces îles, celle-là puis la suivante et l’autre encore et puis celle où je me suis arrêtée hier.
J’ai trop de projets. Je m’éparpille.
Et je suis vraiment une catastrophe organisationnelle. J’écris sur différents supports, en oubliant de rapartier à un endroit où je peux accéder de partout, je renomme mes projets, j’oublie quel était le titre et surtout, la dernière version sur laquelle j’ai travaillé. J’ai fait un choix (hier soir juste avant de m’endormir).
Petit a) J’ai word sur mon portable principal ainsi que sur mon BlackBerry et Open office sur mes Netbook. Pour éviter les problèmes, j’installe OO partout (sauf sur le BB… quand j’écris dessus, je le fais dans Evernote et j’y accède ensuite d’un portable pour l’intégrer au document en cours)
Petit b) je travaille sur un seul document, qui porte le nom de la date et que je sauvegarde via DropBox dans un fichier intitulé Automne 2011.
Petit c) aucun formatage. Je peux perdre un temps fou à régler les questions de formatage. Et là ce qui importe est d’avancer ma-mes histoire(s). On gèrera les formats plus tard. de même, comme les maudines de tirets de dialogue s’amusent parfois à déprimer et se mettre n’importe comment, les dialogues seront identifiés simplement par un retour à la ligne avec » au début de la phrase.
Des histoires comme celle d’hier, où je pars écrire dans un café avec un netbook et le mauvais fil de charge et la mauvaise version de mon texte, ça n’arrivera plus!