Ma petite escapade d’écriture a été bien productive. Malheureusement, depuis mon retour à la maison, pas un mot de plus dans mon roman. Maux de tête, linge à plier, routine de maison, un truc à corriger pour le fanzine Clair/Obscur, ma partie de la nouvelle à 4 mains pour le même fanzine, un manuscrit à lire et à commenter, mise en marche de la nouvelle version de mon blog L’écritoire de S@hée (ou les aventures coquines d’une libertine)…

Des excuses, quoi!

La maison est en ordre (merci à la femme de ménage qui est venue hier), mon lunch pour ce midi est prêt, je n’ai aucun rdv, aucune obligation (ou presque) ajd…

 

Écriture.

Mais avant, je saute dans la douche, je réveille les enfants, je prépare leur lunch etc.

Où est ce roman?

Coup de coeur, passion pour le thème, recherches et rédaction d’un roman de genre éclaté sur l’Apocalypse.

Oui de l’éditeur. Oui enthousiaste. Qui me donne des idées pour d’autres projets qui m’intéressent.

Je soumets aussi un projet, idée acceptée.

Mais ce fameux premier roman, il devait sortir avant l’été. Puis en septembre. Puis en novembre. Still there… les projets s’amassent sur le bureau de l’éditeur qui délaisse des trucs en cours pour s’y lancer. Et mon contrat n’est toujours pas là.

Si je suis inquiète? Non.

Sauf que…

Hello… is there anybody in there?

 

Un peu de retard sur mon Nano, bien entendu, vie palpitante et riche en émotions. Émotions causant aussi du stress causant des maux de tête. L’histoire de ma vie. Partir, un week-end, écrire. Seule dans ma chambre, avec Liberté (mon portable), papier et crayons. J’ai hâte. Demain (aussi le jour où je commence mon nouveau régime, où je retourne au gym et où je deviens une parfaite maîtresse de maison).

Nanowrimo

Je me retrouve doucement. Voir le ménage et les tâches répétitives comme une façon de se libérer l’esprit. Sortir de ma tête. Retourner à WW, faire mes exercices, mon menu, mes routines.

J’ai un plan clair de mon prochain roman. Et je vais écrire. Nano commence dans huit jours, j’en serai. Et je finirai novembre avec un manuscrit complet. Mon objectif: le faire parvenir à mon éditeur au début du mois de janvier.

Des doutes, j’en aurai toujours. Le vrai courage n’est pas de ne pas avoir peur, mais d’affronter cette peur.

Pourquoi je n’écris pas

La rentrée scolaire. La routine qui reprend — et mon horaire soumis à celui des autres. L’homme qui décide d’aller au gym, mais contrairement à moi qui prend cette décision chaque lundi matin en me levant pour me dire, une fois réveillée, que ce serait mieux de remettre ça à la semaine suivante, il y va. Il part donc le matin très tôt, alors que mes yeux sont encore tout collés de ma nuit. Le choc de voir les résultats si vite sur son corps, la fierté et l’admiration que j’éprouve en le regardant. La motivation que j’y puise de faire pareil (encore au stade embryonnaire). Le petit chien (mélange de terrier, shi-tsu et yorkshire) qu’on vient d’adopter et l’énergie que ça demande d’entraîner deux chiens, les travaux qui avancent lentement et sûrement autour de la maison et ma routine de ménage qui s’installe doucement. La liste continue.

Et l’écriture dans tout ça? Quelle écriture? La démotivation, mon éditeur intérieur qui est si fort et si doué pour me faire croire que tout ce que j’écris est mauvais, l’impression parfois d’écrire pour rien (j’écris pour être lue, pour faire vivre des émotions au lecteur, mais sans publication, sans diffusion, qui puis-je toucher?).

Ce n’est pas comme si écrire était une activité anodine. C’est exigeant, c’est bouleversant, c’est dur, c’est bon… Il est tentant de rester plus calme et tranquille de côté. Déjà que côté émotions, je suis servie.

Mais tout ça, ce sont des excuses. Au fond, je n’écris pas parce que je suis vide. Je me sens vide. Je sais très bien que m’installer devant mon ordinateur avec toute la volonté et la motivation du monde ne mènera à rien. Je vais fixer la page avec un air bête et me réfugier dans la vague du ouèbe pour éviter mon constat d’échec.

Pour éviter de m’investir dans un projet qui ne mènera peut-être nulle part, je me disperse. Les idées sont des bulles que je me plais à faire gonfler et à souffler.

Ça suffit. J’en ai MARRE. J’ai déjà tenté par deux fois de faire une suite à mon roman, mais ça ne marchait pas. J’ai deux manuscrits de roman qui sont devenus en partie du travail préparatoire et de réflexion. En ce moment, j’ai plusieurs projets qui me font vibrer, mais c’est sur ma suite que je veux travailler. Et c’est à elle que je pense.

Je suis dans un hôtel à Montréal pour une convention de s-f / fantastique. J’en profite. Avant d’écrire (ordinateur), je dois écrire (à la main). J’ai fait une séance de réflexions avec toutes mes idées sur le sujet depuis 2008 et j’ai préparé mon plan. J’ai dessiné la maison où va vivre mon héroïne.

Sarah est de retour. Moi aussi.

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De la traversée du désert à la rivière des Mille-îles

Après la publication de mon premier roman La Danse de l’esquive, après l’écriture d’un premier roman  jeunesse (refusé) puis d’un deuxième roman adulte (refusé), l’écriture de plusieurs nouvelles (certaines publiées, parfois appréciées parfois démolies par des « critiques »), après l’écriture d’autres histoires jeunesse, d’un roman pour les ados, d’un projet d’édition de trois romans coulées à cause d’un conflit sur le contrat d’édition, d’ateliers d’écriture, de travail sur des nouvelles, de nombreux débuts de romans (brefs ou moyen), du travail sur un autre qui devrait être publié dans les prochaines semaines…

Berf, après (et pendant) beaucoup d’écriture, de projets, d’espoir et de rejets, j’ai ralenti mon écriture. J’avais l’impression de marcher dans un sable mou, qui tentait d’avaler chacun de mes pas, sous un soleil de plomb qui faisait fondre ma chair et tentait de ramener mes os en poussières.

J’ai croisé des oasis en chemin. La route fut longue et pénible, mais je n’ai jamais arrêté de marcher. Me voilà au bout, de retour à la végétation, aux montagnes de roches et aux cours d’eau. J’ai trouvé un bateau et je me suis mise à voguer sur cette rivière, celle où l’on retrouve de si nombreuses îles. Une ile, une idée, un projet. Je papillonne. Je voudrais visiter à fond toutes ces îles, celle-là puis la suivante et l’autre encore et puis celle où je me suis arrêtée hier.

J’ai trop de projets. Je m’éparpille.

Et je suis vraiment une catastrophe organisationnelle. J’écris sur différents supports, en oubliant de rapartier à un endroit où je peux accéder de partout, je renomme mes projets, j’oublie quel était le titre et surtout, la dernière version sur laquelle j’ai travaillé. J’ai fait un choix (hier soir juste avant de m’endormir).

Petit a) J’ai word sur mon portable principal ainsi que sur mon BlackBerry et Open office sur mes Netbook. Pour éviter les problèmes, j’installe OO partout (sauf sur le BB… quand j’écris dessus, je le fais dans Evernote et j’y accède ensuite d’un portable pour l’intégrer au document en cours)

Petit b) je travaille sur un seul document, qui porte le nom de la date et que je sauvegarde via DropBox dans un fichier intitulé Automne 2011.

Petit c) aucun formatage. Je peux perdre un temps fou à régler les questions de formatage. Et là ce qui importe est d’avancer ma-mes histoire(s). On gèrera les formats plus tard. de même, comme les maudines de tirets de dialogue s’amusent parfois à déprimer et se mettre n’importe comment, les dialogues seront identifiés simplement par un retour à la ligne avec  » au début de la phrase.

Des histoires comme celle d’hier, où je pars écrire dans un café avec un netbook et le mauvais fil de charge et la mauvaise version de mon texte, ça n’arrivera plus! :-D

 

Vendredi, pour bien finir la semaine

Il y avait déjà le #ebookfriday, initiative lancée par NumérikLivres qui propose, le vendredi, trois livrels pour seulement 0,99 Euros, une bonne façon de découvrir ce type de littérature. Il y a aussi Agabou, qui propose le vendredi soit une critique de livre électronique (nouveau ou classique), soit même un de ses textes (que je vais bientôt me faire le plaisir de découvrir).

Il y a aussi maintenant le #VendrediLecture, une initiative dont on parle ici.

En ce vendredi, je papillonne entre Mort à la plage, de James Cain, un recueil de nouvelles de l’auteur de Le facteur sonne toujours deux fois; le livre numérique Accident de personne, de Guillaume Vissac et des magazines de recettes (je prépare doucement mon menu pour la semaine prochaine).